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Assurance emprunteur : comment réduire la facture ?

On l’oublie souvent, mais l’assurance emprunteur peut faire grimper un taux de crédit faible en un rien de temps. Comment faire baisser les coups ? Les conseils des professionnels.

C’est le petit détail auquel on ne pense pas, et qui a pourtant son importance. Son nom ? L’assurance emprunteur. Un point non négligeable qui représente entre 25 % et 30 % du coût globale de votre crédit, "et cette part est amenée à augmenter", annonce d’entrée Philippe Taboret, président de l’association professionnelle des intermédiaires en crédit (APIC) et directeur adjoint du courtier Cafpi. "Plus les taux de crédit immobilier reculent, et plus le coût de l’assurance augmente."

Généralement, l’emprunteur à le choix entre souscrire à une assurance de groupe, souvent plus chère, mais qui évitera toutes démarches administratives ou faire une délégation d’assurance, c’est-à-dire choisir par lui-même une autre société. "C’est là que vous allez faire des économies", prévient Philippe Taboret. Les coûts peuvent très rapidement être divisés par deux ou trois, comme l’expliquait Maël Bernier, porte –parole du courtier Meilleurtaux lors d’un précédent Club Immo :
Mais en matière d’assurance, "il n’y a pas de règle absolue", rappelle Cécile Roquelaure, chargée d’études pour le courtier en crédit Empruntis : "Tout va dépendre du profil. Si j’ai face à moi un senior d’une cinquantaine d’années, je n’irais pas lui conseiller de passer par une assurance individuelle. La situation sera totalement inversée si nous avons à faire à un jeune en bonne santé, ne pratiquant aucune activité à risque."

Loi Hamon, le bon plan qu’on oublie

L’idéal est de prendre son temps pour trouver l’assureur de ses rêves."Sur ce point, la loi Hamon est une vraie avancée puisqu'elle permet de résilier ou de renégocier son contrat dans un délai d’un an après sa signature", souligne Cécile Roquelaure, sauf si les conditions de garantie de la nouvelle assurance sont inférieures à celles exigées par la banque pour obtenir le crédit. L’établissement n’a pas le droit de refuser cette procédure et doit donner une réponse sous 10 jours à l’emprunteur. Selon les informations de Bercy, les emprunteurs peuvent réaliser jusqu'à 9 000 € d’économie pour un prêt de 300 000 € sur 20 ans.
Mais dans les faits, la réalité est tout autre : "Après avoir terminé le parcours du combattant pour obtenir un crédit, les emprunteurs ne veulent absolument pas retourner se battre sur le terrain de l’assurance", constate le président de l’APIC. "Sans oublier que les banquiers ont mis beaucoup de temps à s’adapter. Les textes prévoyaient une entrée en vigueur en octobre 2015, mais il a fallu attendre janvier 2016 pour qu’elles se mettent aux normes", renchérit-il. Rappelons que la loi Hamon ne s’applique qu’aux contrats signés après l’adoption du texte, c’est-à-dire à ceux souscrits à partir du 17 mars 2014.

Limiter les garanties facultatives

Enfin, le dernier conseil porte sur les garanties facultatives, comme celles sur le chômage. Des contrats sur lequel il faut être plus que vigilant insiste Cécile Roquelaure : "Cette garantie ne s’applique qu’aux personnes en CDI. De plus, elle prévoit des jours de carences durant lesquels l’assurance ne vous couvre pas. Ça peut aller jusqu'à 90 jours." Pour Philippe Taboret, les emprunteurs ne doivent recourir à ce type de contrat"que s’ils sentent vraiment qu’ils courent un risque dans leur entreprise et opter pour le produit qui correspond à leur situation." A méditer.

L’assurance emprunteur pour les personnes malades
Depuis le 2 septembre 2015, les anciens malades du cancer bénéficient d’un droit à l’oubli. Ils n’ont plus à déclarer leur(s) ancienne(s) pathologie(s) à leur assureur "dès lors que la fin du protocole thérapeutique date de plus de cinq ans pour les cancers diagnostiqués jusqu’à l’âge de 15 ans révolus, et de plus de 15 ans pour les autres cancers", indiquent le ministère de l’Economie et celui des Finances. Quant aux particuliers souffrants de maladies graves (VIH, mucoviscidose, maladie de Lyme…) et voulant emprunter, ils peuvent se tourner vers l’AERAS (Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) qui se chargera de leur trouver des assureurs adaptés à leur(s) pathologie(s).